Benoit Michel : un rêve d’aventure enfin concrétisé

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Une semaine pour rejoindre Chamonix à vélo au départ de la base de voile des Issambres, puis une autre pour effectuer l’ascension du toit de l’Europe à 4807 mètres, et sa redescente. Enfin une dernière semaine nécessaire pour le retour à Roquebrune, à nouveau à vélo, tout cela seul et sans assistance.

Tel est le challenge fou que Benoit Michel, 31 ans, qui a grandi à Roquebrune, s’est lancé de relever. Trois semaines d’effort individuel intense.
Pourquoi se lancer un tel défi ? Benoît nous éclaire sur la question.

Pour commencer, pouvez-vous faire un petit résumé de votre parcours sportif ?
Ayant passé mon enfance et mon adolescence à Roquebrune, j’ai eu la chance de participer aux stages multisports proposés par la Ville. La pratique de plusieurs sports m’a immédiatement motivé, me permettant de concilier plaisir et bien-être physique, ces stages proposaient durant la semaine, outre mon sport de prédilection le V.T.T., kayak, escalade, catamaran… les prémices d’une passion jamais éteinte. Aujourd’hui artisan-couvreur, je m’entretiens du mieux que mon temps libre le permet.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre puis gravir le Mont Blanc plutôt que réaliser un autre exploit, peut-être moins contraignant logistiquement ?
A l’arrivée de ma première randonnée « du Lachens à la Mer » organisée par l’A.S.C.S., reliant le point le plus haut du Var au point 0, en l’occurrence la mer et la base nautique de la Batterie, ma satisfaction était réelle, mais m’a un peu laissée sur ma faim. J’ai rapidement ambitionné le rêve fou de refaire la même chose, mais cette fois en rejoignant le point le plus haut…. d’Europe ! il y a 15 ans de cela.

Quels traits de votre personnalité vous poussent à affronter ce genre de défi ?
L’abnégation et la volonté de toujours aller au bout de ses projets, quels qu’il soient.

Quelles sensations espérez-vous éprouver en tentant cet exploit ?
Outre l’adrénaline et le dépassement de soi, c’est l’aventure qui m’appelle… espérant évidemment que tout ne va pas se passer exactement comme cela devrait se passer !

Le point de départ de ce formidable défi se situe au pied de la base de voile  sambracitaine. La raison de ce choix ?
Roquebrune que je porte dans mon cœur, la base de voile ou j’ai tant évolué et pratiqué enfant, également arrivée du « Lachens-Mer », ajoutez à cela la beauté exceptionnelle du lieu… Comment aurait-il pu en être autrement ?

Est-ce que vous avez quelque chose à ajouter ?
Il m’est essentiel de remercier ma compagne et mes trois enfants qui me soutiennent dans ce projet si cher à mes yeux. C’est d’ores et déjà la plus belle des récompenses que cette aventure m’apportera.

Suivez dès lundi 6 juin, et pour les 20 jours à venir le périple de Benoît sur son compte Instagram  : Benoiit Miichel.