Social : la Ville de Roquebrune dit Non aux violences !

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Harcèlement, discrimination au travail, violences conjugales, sexisme… doivent être dénoncés ! C’est le message passé ce lundi après-midi par le Maire, Jean Cayron, qui recevait l’association Le Cap, présidée par Khémissi Makabrou.
En présence des députées Cécile Muschotti et Sereine Mauborgne, une convention a ainsi été signée pour sceller un partenariat fort, ainsi qu’une e-charte « pas de sexisme dans mon entreprise ».
« Lutter contre toutes ces violences est d’une importance vitale. Ce lien avec cette association, reconnue, est à mon avis indispensable au sein de la vie publique locale, insiste le Maire, Jean Cayron. Nous ne devons pas laisser cela uniquement aux parquets et commissariats. En tant qu’élus de la République, nous nous devons d’agir car nous sommes les plus proches des administrés. Il faut prendre ses responsabilités et savoir si l’on veut faire des « stats » ou régler les problèmes ».

1 FEMME TUEE TOUS LES 3 JOURS…
Cécile Muschotti, député de la 2e circonscription du Var et membre du groupe de Travail pour le Sud au Grenelle des violences conjugales tenait pour sa part à féliciter le Maire pour ce geste fort. « Un maire qui s’engage contre les violences en tous genres et pour le droit des femmes en général n’est pas quelque chose de systématique. C’est notable. Il est important de prendre conscience de ces situations, qui engendrent des répercussions professionnelles et personnelles, n’épargnant pas non plus les enfants ». Et de rappeler qu’en France, 1 femme est tuée tous les trois jours par son compagnon, toutes classes sociales confondues.
Avec la signature de cette convention entre la Ville et l’association dracénoise Le Cap, plusieurs mesures seront ainsi mises en place très rapidement.

DES MESURES CONCRETES
Des permanences, à raison de 2 vendredis, le 1er et 3e, par mois, vont être planifiées, sur le village, la Bouverie et les Issambres selon les besoins. Des informations seront également diffusées à l’ensemble du personnel et les Directeurs généraux adjoints seront formés. De même, un logement de secours sera mis à disposition des personnes en situation de danger immédiat.
Un partenariat salutaire pour le président Makabrou, accompagné de sa vice-présidente Nicole Vota, de sa directrice Louisette Tiouchichine et de Jean-Pierre Souza, membre du bureau. « Les violences ne doivent plus être un tabou à notre époque. Nous avons la volonté de faire cesser ces types de comportement, en hausse durant cette longue période de confinement ». Un travail de longue haleine, honorable, qui rappelle combien le tissu associatif, sur nos territoires, est indispensable.