Jean-Paul OLLIVIER, Maire de Roquebrune-sur-Argens : « Je n’étais pas à ma place dans cette audience ! »

« Depuis le 3 août 2016, date de mon élection à la fonction de Maire, je me suis astreint à remettre la Commune dans le bon sens, en la gérant avec bon sens. Si, par principe, un Maire est responsable de tout ce qui se passe dans sa mandature, encore faut-il pour le mettre en cause personnellement, que l’on puisse incriminer une action fautive dont il serait l’auteur !

Je n’étais donc pas à ma place lors de cette audience du Tribunal Correctionnel ce 16 octobre, car, contrairement à ce qu’a pu excessivement requérir le Parquet sans instruction judiciaire préalable, je n’ai strictement rien à me reprocher !

Alors même que je n’ai été Maire que depuis les 5 derniers mois de l’année 2016, je n’ai jamais signé de bons de commandes au profit d’une filiale de la SEM qui auraient dépassé le seuil au-delà duquel un marché public est nécessaire. M. le Trésorier, agent de l’Etat, en a attesté et c’est donc une erreur d’imputation et de totalisation des enquêteurs : cette incrimination est donc nulle et sans objet…

Quant à la démolition d’une terrasse de restaurant sur le domaine public, en application d’une décision de justice, je ne suis pas l’auteur du choix ou de la commande du prestataire privé retenu pour y procéder ? Quant au déroulé du chantier, il a été très rapide, et je ne vois pas comment j’aurais pu me douter, et le vérifier en cas, que ce prestataire a eu recours pour une demi-journée, à une personne non-déclarée par ses soins !

Ma bonne foi est évidente et mon avocat a donc plaidé la relaxe pure et simple : j’attends donc  sereinement le délibéré du juge, prévu le 20 novembre. »