Réaction de Jean-Paul OLLIVIER, Maire de Roquebrune-sur-Argens, suite aux résultats des élections européennes

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« Décidément, notre pays connaît une situation politique particulièrement troublée et ces élections européennes en sont l’illustration, après les présidentielles et les législatives…

Il faut d’abord souligner, et s’en féliciter pour l’expression démocratique, l’intérêt civique suscité par ce scrutin, à l’encontre des sondages qui annonçaient une abstention massive. Près d’un électeur sur deux est finalement venu glisser son bulletin dans l’urne : une situation inédite depuis 25 ans de vote européen !

Cette relative bonne participation au plan national, se constate au plan communal roquebrunois avec près de 6% de votants de plus qu’au scrutin européen précédent.

Les 5954 suffrages exprimés de notre Commune ont placé en tête la liste RN avec 2049 voix, soit 34,41% ; c’est à peu de chose près son score départemental varois. S’il peut apparaître fort, ce résultat marque en fait, sur Roquebrune, une quasi-stagnation en voix (200 de plus qu’en 2014) alors qu’il y avait ce 26 mai plus d’inscrits (820 supplémentaires ) et plus de votants (778 supplémentaires), mais surtout une baisse en pourcentage (la liste FN avait obtenu 35,7%, il y a 5 ans).

En deuxième position, la liste soutenue par le Président de la République obtient 1349 voix, pour 22,66% : c’est 2 points de plus que son score dans le Var et exactement son score au plan national… Manifestement, cette liste a bénéficié d’un large transfert des voix centriste et libérales qui s’étaient précédemment portées sur le candidat de l’UMP d’alors : en effet, la liste LR voit ses voix divisées par deux (1318 en 2014, 610 hier…). A noter, tout de même, qu’avec 10, 25%, cette liste LR se place en troisième position sur Roquebrune, comme dans le Var, mais avec presque un point de plus…

Quant aux écologistes, leur percée nationale qui est l’un des événements de ce scrutin, n’est pas aussi notable à Roquebrune-sur-Argens, même si elle est tangible.

Cette élection européenne à un tour, scrutin atypique, est maintenant derrière nous et les municipales de mars 2020, scrutin majoritaire à 2 tours, seront bien différentes car les clivages partisans nationaux cèderont largement le pas à l’impact personnel, au charisme et aux programmes des candidats têtes de listes d’union souvent sans étiquettes, destinés à être élus Maires par les Conseils municipaux. »